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Saint Martin du Fresne
e second objectif de l’association tendra à faire connaître le patrimoine et l’histoire très riche du village. Pour cela nous allons rassembler, collecter et classer des informations.
e charmant village, situé au pied de la montagne de Chamoise a bien des atouts :
la richesse du terrain arrosé par de nombreuses sources, sa situation élevée (il
‘ est ce que va essayer de faire une poignée de passionnés d’histoire du village.
omme beaucoup de San-Martinois, ils n’ont pas envie de voir s’effondrer ce qui reste de l’emblème du village. L’objectif premier des Amis de la tour sera de la mettre en
St Martin du Fresne : Depuis quand établi ? Habité ? Qui ne s’est posé la question ? Pourquoi ce nom ?
Mais son histoire ? Elle reste à écrire : ce serait beau projet que de s’y essayer, combien utile, combien matière à réflexion.
Celui qui s’y aventurera, n’aura pas chemin facile. A supposer qu’il entende faire un ouvrage sérieux, il rencontrera un ensemble de difficultés devant lesquelles il se verra désarmé, ne pouvant juger que sur pièces, rares, dispersées, parfois contradictoires, parfois l’une infirmant l’autre. Le premier millénaire de notre ère lui apparaîtra presque inconnaissable. Le suivant, dans sa première moitié, à peine mieux éclairé. On croirait la société d’alors, à première vue, organisée simplement, puisque hiérarchisée ; en fait c’est un imbroglio.
Pourquoi ne pas essayer d’écrire cette histoire ?
Association loi 1901 ayant pour but la recherche et la sauvegarde du patrimoine de Saint Martin du Fresne
Bulletin d'information sur l'histoire de Saint Martin
Chacun possède (sans le savoir parfois) de vieux documents apparemment anodins, et pouvant se révéler de véritables trésors pour l’histoire locale (de l’origine du village à nos jour)
‘ existence du village prouvée en 974 n’est pas celle de sa fondation. Sa création daterait environ de 774. Lorsque les religieux de l’abbaye de Nantua voulurent
s’étendre, hors de leur étroite vallée, ils choisirent la belle position de Saint Martin du Fresne, pour s’y établir en fondant un prieuré rural (qui serait devenu, bien plus tard, la cure).
La grande quantité de frênes qui ombrageaient le site, fire nommer ce prieuré Saint Martin du Fresne. Les péripéties du village furent variées et nombreuses. C’est ce qui a donné la grande richesse de son histoire.
C’est cette histoire que les Amis de la tour, essaieront de vous raconter au fil des publications.
| Président : | Alain DAVENEL |
| Vice-Président : | Jacques RAMBERT |
| Secrétaire : | Christian MERCIER |
| Secrétaire adjoint : | Claude GOURMAND |
| Trésorier : | Claude SCHOUWEY |
| Membres : | Robert DANIEL |
| Paulette GUINARD | |
| Patrick MARTEL | |
| Denise MERCIER | |
| Michel QUINQUET | |
| Membre invité : | Chantal JANIN-THYVOT |

La tour au début du XXème siècle

La tour au début du XXIème siècle
nous mettrons une ou plusieurs définitions de ces mots, tirées du dictionnaire du monde rural, les mots du passé, par Marcel LACHIVER, aux éditions Fayard. Chaque fois que nous le pourrons, nous essaierons de vous faire découvrir, un des vieux métiers de nos ancêtres.
LE DICTIONNAIRE :
corvéable : qui est sujet aux corvées
corvée : aux temps féodaux, journée de travail gratuite que les vassaux devaient à leur seigneur. Au moyen age, c’est le principal moyen de procurer au maître, le renfort pour effectuer les grosses tâches saisonnières (labours, fenaisons, moissons, vendanges).
corvée royale : prestation de travail personnel pour l’entretien des chemins.
corvéier : qui doit la corvée, qui travaille à la corvée. On écrit aussi, corvayer et on dit encore corvéieur.
taillable : sujet à la taille.
taille : avant 1789, imposition directe qu’on levait sur les personnes qui n’étaient pas nobles ou ecclésiastiques, ou exemptes de la taille à un titre quelconque.
D’ou l’expression : taillable et corvéable à merci.
VIEUX METIER : Le taillandier :
Fabriquant d’outils coupant ou tranchant, pour beaucoup de corps de métiers, du maçon au charpentier, du bûcheron au boucher, mais son client de prédilection est celui qui travaille la terre, le paysan et le jardinier, le maraîcher et le vigneron.
La matière première du taillandier est l’acier. Parfois le taillandier fournissait les manches des outils qu’ils fabriquaient lui même en châtaignier ou en frêne.
Le taillandier, perpétuait une tradition qui remontait aux Mérovingiens. Cette technique consistait à entailler l’acier doux pour y insérer une âme en acier plus dur, l’ensemble était ensuite porté à haute température, puis martelé et trempé. Cela permettait d’obtenir des outils auto-affutants, puisque le corps s’émoussait plus vite que le cœur de l’outil.
On prétend que de tels outils pouvaient durer pendant plusieurs générations.
Les outils du taillandier sont les mêmes que ceux du forgeron. Il utilise une forge pour chauffer le métal. Celui ci est ensuite aplati au marteau sur une enclume. Le taillandier, comme le forgeron utilisait une gamme de marteaux et de pinces de forge.