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Saint Martin du Fresne

uelques nouvelles de notre jeune association

 

istoire

De nouveaux adhérents ont rejoint notre petit groupe. Nous les accueillons avec grand plaisir. Notre cercle est prêt à s’élargir pour tous ceux qui s’intéressent au patrimoine et à l’histoire de Saint-Martin du Fresne.

Exposition :

Les ‘’ Amis de la Tour ‘’ invitent tous les habitants du village à une exposition de cartes postales anciennes et de documents concernant Saint-Martin du Fresne.
Cette manifestation se déroulera le dimanche 5 février de 10 heures du matin à 18 heures , dans la salle annexe de l’école.
Une buvette et un buffet seront à votre disposition toute la journée.
Venez nombreux vous rendre compte de la transformation de notre village et consulter les différents documents.

Toutes les personnes possédant une documentation sur St Martin peuvent prendre contact avec les membres de l’association. Tout document prêté sera scrupuleusement rendu.
Actuellement, pour notre exposition, nous recherchons des photos d’école, des photos de la ‘’ cavalcade ‘’, de la compagnie des sapeurs pompiers, des équipes de foot, de la clique, de l’amicale laïque, du T.A., des foires, des fêtes, des processions, etc…

Association loi 1901 ayant pour but la recherche et la sauvegarde du patrimoine de Saint Martin du Fresne

Bulletin d'information sur l'histoire de Saint Martin

Dans ce bulletin N° 2, compte tenu des éléments déjà en notre possession, nous vous offrons une chronologie sommaire de l’histoire de Saint Martin qui sera développée dans nos prochaines éditions.

 

II ème – IV ème – Siècle

Lors de la construction de l’autoroute A 404, Saint Martin-Oyonnax, des découvertes archéologiques, au lieu-dit Colléjard, ont permis de mettre à jour, des vestiges Gallo-Romains d’habitations et de sépultures. Peut-on remonter à cette époque pour dater la naissance de Saint Martin du Fresne ?

 

V ème – Siècle

Lors de l’exploitation d’une sablière en 1958, au lieu-dit "derrière le Chut", la découverte d’un cimetière mérovingien, avec ossements et mobilier funéraire important , dans plus de trente tombes, permet d’établir qu’une communauté militaire a séjourné sur le territoire de Saint-Martin.

Vers 620 - La reine de Neustrie, (554 – 613) Brunehaut, donne des terres pour fonder l’abbaye de Nantua. Les moines, détachés de l’abbaye de Nantua et fondateurs du prieuré de Saint-Martin, ont très probablement occupé l’emplacement actuel de l’ancienne cure vers 620.

 

VIII ème – Siècle

974 - Date historiquement reconnue de l’existence de la paroisse de Saint-Martin du Fresne.

 

XII ème – Siècle

1145 – Le pape Eugène III confirme l’abbaye de Nantua dans la possession de la paroisse de St Martin.

 

XIII ème – Siècle

1212 – Bernard évêque de Belley délimite le territoire entre les paroisses de Port et de Saint-Martin. Cette même année, les habitants traitent avec les Chartreux de Meyriat au sujet des dîmes que ces derniers exigeaient sur les fonds essartés. Le pape innocent III régle ce différent.

1248 – Les prieurs de Nantua sont seigneurs du village. Sentant ses terres menacées, le prieur Boniface de Savoie en confie la garde, ainsi que celle du Château fort à Étienne II de Thoire-Villars, moyennant une redevance.

1251 – En reconnaissance de la participation des habitants de Saint-Martin à la délivrance d’Humbert III, fils d’Étienne II de Thoire-Villars, Béatrice de Faucigny veuve de ce dernier, accorde des concessions de forêts (les forêts noires) aux San-Martinois et les affranchit de mainmorte.

 

XIV ème – Siècle

1302 - Une transaction délimite les pâturages et les communaux entre Saint-Martin et les Chartreux de Meyriat.

1303 – Guy de Coligny, inquisiteur du diocèse de Lyon et frère du prieur de L’abbaye de Nantua, enquête et ‘’croît découvrir’’ des hérétiques à Saint-Martin. La population refusant que ceux-ci soient incarcérés au château fort , et ayant chassé l’inquisiteur, le village est excommunié. Fin 1303, Saint-Martin, ayant fait amende honorable, l’excommunication est levée.

Après 1309 – Enfouissement du trésor monétaire, découvert en 1953.

1330 – Alors que les habitants de Saint Martin entrent en contestation avec les Chartreux de Meyriat, au sujet de la riche forêt de Concise, le comte de Savoie chasse les châtelains du Sire de Thoire et s’empare de Saint Martin du Fresne.
Quelques années plus tard – Humbert V de Thoire –Villars reprend de vive force cette seigneurie et en confie la garde à un de ses fidèles chevaliers, Jean de Bonaz, qui lui en fait hommage en 1336.

1355 – Cette seigneurie devient une ville franche à la suite d’un accord de pariage entre Humbert VI de Thoire-Villars et le prieur Jean de Nogent. Elle est de nouveau délimitée.

1374 – Humbert VI céde la moitié du village à André de Moyria pour 1000 florins d’or

1396 – jugement du conseil de Dijon, au sujet de la souveraineté de St Martin du Fresne. Souveraineté contestée par le Duc et Comte de Burgogne au sire de Thoire-Villars.

 

XV ème – Siècle

1401 – 5 mai procès entre Humbert VII de Thoire-Villars et le Duc et Comte de Bourgogne pour divers différents. St Martin est concerné. Le procès s’étant déroulé à Dôle, fief du Duc et Comte de Bourgogne, le parlement de Dôle dans son jugement arrête que " les actes par lesquels les hommes de St Martin se sont déclarés hommes et bourgeois du comte de Bourgogne seront maintenus".
Pour faire appliquer son arrêt, le Duc et Comte de Bourgogne envoie une armée de 5000 hommes sous les ordres de Jean de Vergy.

1402 - Humbert VII, sans enfant, malade, vend ses domaines de l’ouest au Duc de Bourbon, et sa terre de la montagne au Duc de Savoie. St Martin en fait partie. La vente est contestée par le Duc de Bourgogne.

1412 – 6 mai le roi Charles VI s’entremet – 20 octobre les discussions reprennent à Nantua.

1414 – 24 avril reprise des discussions à Chambéry. La vente est ratifiée, Saint-Martin appartient à la Savoie, après 11 ans aux mains du Duc et Comte de Bourgogne et 4 siècles de puissance des Thoire et Villars. 15 ou 25 septembre le Duc de Savoie prend possession de Saint Martin. Néanmoins Saint-Martin conserve ses deux seigneurs directs : le prieur de Nantua et Perceval de Moyria, seigneur de Maillat.

1450 - Transaction sur les chicanes qui opposent Saint-Martin à Chevillard, la Chartreuse de Meyriat et les officiers de Savoie, au sujet des forêts et des pâtures.

 

XVI ème – Siècle

1502 – Antoine de Gigny, seigneur de Divonne, parvient à faire accepter un compromis entre Irénée de Moyria et les villageois de Saint Martin au sujet des droits sur l’Oignin, le bief de Vaux et l’exclusivité du moulin Montange.

1515 – Naissance de Sébastien Castellion. Humaniste et défenseur de la libre pensée et de la tolérance.

 

XVII ème - Siècle

1600 – Guerre entre la France et la Savoie. Les troupes de Henri IV, détruisent le château, ne laissant que la tour toujours existante.

1601 – 17 janvier, signature du traité de Lyon, l’Ain devient province Française, Saint-Martin aussi.

1613 – 23 août, visite pastorale de l’archevêque de Lyon, Monseigneur Denys Simon de Marquemont

1638 – 29 septembre, l’armée du Roy forte d’environ 4 à 5000 hommes, conduite par Messieurs de Longelleville et de La Motte, tous lieutenants du Roy en Bresse et Bugey, est logée à St Martin. Dans la nuit, à 3 heures du matin, un incendie se déclare dans une habitation au centre du village et détruit environ 38 maisons.

1639 – Épidémie de peste qui décime le village.

Entre 1666 et 1670 - Enquête de l’intendant BOUCHU qui aboutit à une déclaration des biens de la communauté de Saint-Martin.

1694 – 29 mars, grand incendie détruisant 56 maisons d’habitation.

 

XVIII ème – Siècle

1701 – Construction d’une église, au cimetière actuel. Elle sera démolie en 1877

1709 – 139 feux sont dénombrés à Saint-Martin

1772 – Naissance de DUPORT François, engagé à 20 ans, il fait toutes les campagnes de Napoléon 1° - Il est nommé Lieutenant en 1807, mais décède peu après des suites de ses blessures..

1776 – Naissance de DURAFOUR Joseph Marie, (5/10) engagé à 16 ans dans les armées de Napoléon, il devient officier de la garde nationale du canton de Pont-d’Ain .

1789 – 16 mars, Saint Martin est représenté à l’Assemblée préparatoire du Bugey à Belley par Anselme TOURNERY et F. BURDET. Les cahiers de doléances comprennent 11 articles et sont signés par 34 habitants.

1790 - 14 juillet, François TOURNERY, lieutenant, est parmi les députés de l’Ain envoyés à Paris pour la fête de la Fédération.

1791 – 14 mars, Saint-Martin reçoit 12 fusils du département. La municipalité dresse une liste de 133 hommes de 18 à 40 ans capables de porter les armes et de pouvoir marcher pour la défense du pays.

1793 – En mars , on démolit le clocher, suite aux arrêtés de Antoine Louis ALBITTE , célèbre révolutionnaire, anticlérical et élu à la convention nationale. Les arrêtés en question sont relatifs à la démolition des clochers et à l’envoi à la fonte des cloches.

1794 – Le 3 février, inventaire des biens de l’église, par le conseil municipal, en exécution d’un arrêté de Antoine Louis ALBITTE.

 

XIX ème - Siècle

1808 – Les statistiques du Préfet BOSSI, indique une population de 1015 habitants.

1814 – Lors du passage des Autrichiens, les habitants de Maillat se réfugient à Chamoise. Les Autrichiens les y poursuivent mais n’osent s’engager dans la forêt et mettent le feu à toutes les granges.

1832 – Construction du Pont du Moulin. Célébration de l’anniversaire des 3 glorieuses.

1833 – Achat de bâtiments et enclos pour la construction de la maison commune. Le conseil municipal vote l’entretien d’une école primaire publique déjà établie.

1835 – Construction d’un lavoir. Les autres seront construits en 1851 et 1893.

1836 – Établissement d’une école de filles.

1854 - Construction des trois fontaines

1862 – Naissance de Louis CHARDEYR, né Chardeyron, fin et délicat poète.

1868 à 1873 – Construction de l’église actuelle.

1872 - On vote la gratuité des 2 écoles.

1873 – Construction du bac de Balme.

1875 – En février, graves inondations dans la plaine.

1876 – Sécheresse, autorisation d’introduire le bétail dans la forêt communale.

1881 – Construction de la fromagerie et de la passerelle dans la plaine. Mauvaises années : gelées en juin et octobre.

1888 – Pétition des habitants de Chamoise au sujet de la construction d’une école, la classe étant dans une ferme.

1889 – Célébration du centenaire de la Révolution.

1893 – Réception de l’école de Chamoise.

1894 – Réverbères dans les principaux quartiers

Fin du XIX ème siècle – Gaudet, premier syndic des états du Bugey se fait l’apôtre de l’industrialisation des campagnes et préconise l’extension des industries textiles. Saint-Martin est alors une grosse commune productrice de chanvre, qu’elle vend à l’état brut.
A la fin du siècle, Saint Martin compte 750 habitants et couvre 1914 hectares.

 

XX ème - Siècle

1903 – Ouverture de la poste, électricité à Saint Martin.

1907 – Construction du bac de la place.

1913 – Ligne de tramway, Saint-Martin Hauteville

1914 – 1918 – Durant la première guerre mondiale, Auguste BENOIT, natif de Saint-Martin, sonne la charge avec tant d’ardeur et de courage que l’ennemi prend peur. Il sera surnommé ‘’ le clairon de Bouchavesne ‘’ et obtiendra la médaille militaire. 19 habitants de Saint-Martin trouvent la mort durant cette guerre.

1921 – Construction du monument aux morts.

1922 – Construction du hangar communal.

1925 – Électricité à Chamoise

1926 – La municipalité contribue aux frais d’installation du téléphone. En septembre, inauguration du monument à Sébastien Castellion.

1927 – Cyclone. En octobre, achat d’un poste cinématographe Pathé. Remplacement des vitraux de l’église, cassés par le cyclone.

1928 – En juillet, un jour de foire, un cheval tirant un char s’emballe. M r Burdeyron, le retient. Son acte de courage est signalé au ministère de l’intérieur. En novembre, enlèvement de 20 frênes dans le quartier sud pour établir des trottoirs.

1931 – Taxe sur les chiens.

1933 – Août, lettre du sous-préfet pour la création d’un terrain d’aviation présentée par le ministre de l’Air. Avis défavorable.

1934 – Projet égouts. Les chômeurs sont employés à empierrer la route du réservoir.

1937 – Adjudication des égouts.

1939 – 1945 – 7 habitants de Saint-Martin meurent dans le conflit.

1940 – Recensement en vue de l’établissement des cartes d’alimentation. Réfection des terrains expropriés au profit de l’état (terrain d’aviation). Novembre, distribution de cartes d’alimentation.

1941 – Hangar de chamoise.

1944 – Le 2 novembre, par arrêté du Préfet, le conseil municipal est dissout. Le comité de libération est chargé à titre provisoire d’en assurer les fonctions. Courant novembre, le comité de libération, après examen, atteste que les anciens conseillers municipaux, en bons républicains, ont tous accompli loyalement leur devoir pendant la guerre et méritent d’être maintenus dans leur fonction jusqu’à la fin de leur mandat.

1946 – Terrain de sport, téléphone à la mairie.

1947 – Achat de 40 troènes, 10 ifs et 2 rosiers pour la place de l’église.

1957 – 1958 – Lotissement de la gare (Sous la ville)

1959 – Suppression de l’école de Chamoise.

1963 – Démolition du poids public et du lavoir place de l’église.

1964 – Démolition de la gare du tramway.

1966 – En janvier, achat d’un terrain pour la construction d’un HLM.

1967 – Construction du logement des instituteurs.

1968 – Pétition des habitants de Chamoise pour l’obtention de l’eau courante.

Redevance, presque toujours en argent, due par le vassal ou censitaire, à raison des terres qu’il tient en droit direct du seigneur. C’est le plus général des droits seigneuriaux, il est la marque essentielle qui caractérise la terre roturière. Il est perpétuel et irrachetable et grève tous les tenanciers successifs d’une terre. Au XI ème siècle, il est suffisamment élevé pour constituer un vrai loyer en rapport direct avec la valeur de la terre.
ieux métiers : Le VOITURIER ou ROULIER (ROULLIER)

Le voiturier est une personne qui assure le transport de marchandise par voie terrestre (voiturier par terre) ou par voie navigable (voiturier d’eau). Par extension, toutes personnes conduisant un véhicule et transportant des biens ou des personnes.

Le roulier, est un voiturier par terre qui transporte des marchandises d’un lieu à un autre sur des chariots ou des charrettes, tirés par des bœufs, des chevaux ou même à bras. A comparer de nos jours au camionneur, routier , transporteur et métiers associés.

Suivant les régions, mais aussi en raison de la marchandise transportée, le voiturier ou roulier recevait différente appellation.

Le roulier désignait aussi l’ouvrier qui transportait les blocs d’ardoise, sur des chariots, jusqu’à l’atelier du fendeur.
Le roulier était aussi appelé roudier, relayeur, débardeur ou charretier.

Le barasseur : voiturier transportant plus particulièrement des troncs d’arbres et du bois en général.

Le chasse marée : marchand voiturier spécialisé dans le transport de poissons et sa vente au détail. On dit aussi, mangonnier en Languedoc ou mareyeur.

Le commissaire de roulage est un livreur chargé d’acheminer les marchandises, livrées en gros par les rouliers, au client final.

Le yoleur : Maraîcher voiturier par eau pilotant une barque appelé ‘’yole’’ ou ‘’niole’’. Le yoleur exerçait son activité de taxi ou de transport de marchandises ou de bestiaux sur les canaux des marais.

Pour exercer son activité le voiturier passait un contrat de transport avec son client devant un notaire.

De nos jours, en droit des affaires, partie législation des transports de marchandises, on parle encore de voiturier pour désigner le transporteur et de lettre de voiture pour désigner le contrat de transport. (Code du commerce art L133-1 et suivant).

Ci dessus l’acte de mariage du 10 février 1687, de Joseph RAMBERT, roullier de 26 ans, demeurant à Saint-Martin.

Traduction : Le lundi dix février 1687, après les publications requises faites sans notice d’empeschement a esté célébré mariage dans l’église de St Martin par le curé soussigné entre Joseph fils de fut Louis RAMBERT , roullier du dit lieu âgé de environ 26 ans, et Jeane fille de Claude TISSOT maître charpentier aussy du dit lieu de mesme âge, présents le dit TISSOT père, Claude RAMBERT, Jean-Claude fils de Jean GUILLOT bourgeois de Nantua cousin de l’espoux, Jean Claude RAMBERT maître cordonnier du dit lieu qui tous ny les dits espoux n’ont sut signer à la réserve du dit Claude RAMBERT qui a signé.

Signé : RAMBERT – BARBE prêtre et curé.

C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès, à 94 ans, de madame Annette GRATTARD (née BORNARET) originaire de Château Bruneau.

C’était une femme d’exception, une intelligence supérieure avec beaucoup de finesse et de cœur.

Institutrice reconnue dans la région et dans son milieu professionnel, madame GRATTARD était une passionnée ! Passionnée par son métier, par les gens, par la vie … Passionnée de culture, de littérature, d’histoire (d’histoire locale principalement, celle de son village et de sa famille).

Dotée d’une très grande mémoire jusqu’à ses dernières années, elle fut la référence précise de tous les évènements du village et bien au-delà. Elle fit un énorme et rigoureux travail de recherche sur le patrimoine local. Elles faisait autorité en ce domaine, y compris auprès des professionnels. Sollicitée pour l’élaboration des pré-inventaires du patrimoine, elle rassembla une importante documentation. Son souci de ‘’ conserver ‘’ n’eût d’égal que sa très grande précision et son besoin de rester dans l’exacte vérité.

Ses écrits, ses recherches sont très souvent « nos sources » chez les Amis de la Tour.

Merci pour tout madame GRATTARD, votre héritage culturel et votre personnalité si riche et attachante, vous permettront de rester vivante dans nos cœurs.

 

écrologie
e Dictionnaire : CENS