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Saint Martin du Fresne
Un article du journal " L’abeille " du 8 juillet 1854 commente l’érection des trois fontaines publiques à Saint Martin du Fresne. Voici cet article :
Dans la même commune on travaille en ce moment à trois fontaines publiques. Les dessins, fournis par M. CORNELY fils, architecte sont semblables, mais avec des dimensions différentes. Ce sont trois bassins circulaires surmontés dans le milieu d’une colonne de l’ordre toscan, portant sur le chapiteau une statue en fonte bronzée.
Le bassin de la plus grande de ces fontaines a 6 mètres 50 centimètres de diamètre, en douze pièces, provenant de la carrière de Saint Martin du Fresne. Sa colonne, y compris le piédestal et le chapiteau, a une hauteur de 5 mètres 64 centimètres. Elle est surmontée d’un groupe représentant un cygne sur lequel est agenouillé un enfant qui sonne de la cornemuse et tient en main un ruban attaché au cou de l’oiseau.
Les bassins des deux autres fontaines ont 3 mètres de diamètre. Ils sont d’une seule pièce. Ils cubaient brut 12 mètres 91 centimètres (m 3) chacun et pesaient 686 quintaux l’un. Chaque bloc a été amené sur place par un attelage de douze paires de bœufs et de deux chevaux. Les colonnes de ces fontaines auront 4 mètres 50 centimètres d’élévation et porteront, l’une la statue de Mercure, l’autre celle de Cérès.
Nous devons des éloges au bon goût qui a présidé le choix de ces monuments.
Compte rendu du conseil municipal du 12 février 1856 :
Le maire a soumis au conseil municipal procès verbal de réception des travaux exécutés pour la construction des fontaines dressées par Mrs CUZIN et CORNELY s’élevant à la somme de 9 784,99 francs, non compris les honoraires des architectes qui sont de 548,35 francs.
A compte de laquelle somme les entrepreneurs ont reçu en trois différentes celle de 7200,29 de sorte qu’il leur reste dû pour voter les dits travaux la somme de 2524,70 francs.
Le sieur CORNELY a reçu en deux fois 300 francs à compte de celle de 486,25 qui lui est due pour honoraires, il lui reste donc dû 186,25 francs.
Le conseil après avoir examiné attentivement le dit procès verbal vote la somme de deux mille cinq cent vingt quatre francs septante centimes revenant aux entrepreneurs.
Pour le sieur CORNELY la somme de cent quatre vingt six francs vingt cinq centimes qui lui reste due. Total de 2710, 95 francs.
Quant à celle de soixante deux francs dix centimes réclamée par Mr CUZIN pour honoraires et débours, le conseil pense qu’elle peut être prélevée sur celle revenant au Sr CORNELY attendu que c’est par suite des erreurs commises par ce dernier au préjudice de la commune qu’elle s’est vue obligée de lui adjoindre Mr CUZIN.

Sur les trois fontaines érigées en 1854, il semblerait qu’une seule existe encore, celle se trouvant au niveau de la grande rue, maison Clerc.
La dimension du bac : 3 mètres – La hauteur de la colonne : 4,50 m. Cela semble correspondre à la description faite dans la revue " l’Abeille" du 8/7/1854.
A noter qu’il manque la statue au sommet de la colonne. Ou sont passés Mercure et Cérès ?
La fontaine de la mairie, a été démolie en 1907. Une note datant du onze juin 1911, faisant office de cahier des charges pour l’adjudication de pierres provenant de l’ancien bassin de la place de la mairie, en ferait foi. L’adjudication a eu lieu le 2 juillet 1911. Mr POIZAT Jules, boucher à St Martin, a remporté l’enchère pour la somme de Cent trente cinq francs, telle qu’en ferait foi le procès verbal d’adjudication.
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Sur la photo de gauche ci-avant, il semblerait que la fontaine soit celle de 1854, compte tenu des dimensions. On peut noter que la statue décrite dans l’Abeille, est bien présente. On notera qu’il y a 4 bouches à eau sur celle-ci et qu’elle est circulaire. Cette fontaine a été démolie en 1907 et remplacée.
Sur la photo de droite, la fontaine est celle que l’on peut voir actuellement. Elle est de forme octogonale, en pierre d’Hauteville, et ne comporte que deux bouches à eau. On remarquera que la statue est identique à celle de l’ancienne fontaine. Cette statue a traversé les années de 1854 à nos jours.
Lors de la construction de cette nouvelle fontaine, elle a été reculée par rapport à la route. Sur d’anciennes cartes postales on peut remarquer que l’originale est très près de la route.
Fontaine de la place du frêne.

La photo ne représente pas la fontaine de 1854, qui était identique à celle proche de la maison Clerc. La fontaine représentée sur la photo daterait de 1887. Celle de 1854, aurait été détériorée par le gel et donc remplacée.
Pour celle-ci de 1887, le bac comportait un bassin décagonal à forme évasée en pierre d’Hauteville, avec en son milieu une colonne portant deux becs. On peut constater que sur le sommet de la colonne, on ne voit pas de statue. Céres et Mercure, ont-ils été livrés et ont-ils un jour trônés au sommet des fontaines ?
Cette fontaine fut démontée (vers 1960 – 1970) pour faire place à un parking. Sa démolition serait consécutive à un accident de la circulation.
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Photo 1 - Photo 2
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Photo 3 - Photo 4
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Photo 5 - Photo 6
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Photo 7 - Photo 8
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Photo 9 - Photo 10

Photo 11
Les réponses en fin de document
Si vous connaissez d’autres bacs et abreuvoirs, nous vous serions reconnaissants de nous en informer.
Merci
Dans une délibération du conseil municipal, du 23 février 1928, le Maire de Saint MARTIN, Georges PINARD, dépose un projet de déplacement du bac du Montoux.
Ce procès verbal relate la discussion qui a eu lieu. Voici quelques extraits :
« Considérant que le bac situé actuellement au Montoux est mal placé ; que les bêtes ne peuvent boire que d’un côté ; qu’une face du bac donne sur une propriété particulière d’où de nombreuses discussions et querelles entre voisins du quartier et que des coups ont même été échangés à ce sujet. Afin d’amener l’apaisement et la tranquillité dans le dit quartier, le conseil accepte le projet et vote la dépense soit 4 300 francs ».
L’histoire est que le bac était situé dans la cour d’une ferme. Le propriétaire n’était pas satisfait que les vaches du voisin viennent bouser dans sa cour…
Afin de réaliser ce déplacement, il fallait pour la commune, acquérir un morceau de terrain d’environ 20 m 2 et d’une valeur de 400 francs.
L’adjudication des travaux a eu lieu le 26 avril 1928. L’adjudicataire a été Mr CHAMPIER Alphonse, entrepreneur à St Martin, pour la somme de 2559,90 Francs.
Par rapport au pix du devis fait par l’architecte (3011,65) Mr Champier a consenti un rabais de 15 % . Son concurrent Mr RICHEROT Félix, lui, n’avait proposé que 5 % de rabais.

Aujourd’hui le bac a disparu, seul reste le mur et la parcelle de terrain en angle. Les vaches ne viennent plus s’abreuver. Les voisins ne se querellent plus et n’en viennent plus aux mains.
Le temps et les réalisations apaisent bien les choses !
Ce bac situé le long de la route de Chamoise, était alimenté par trois sources différentes. Actuellement il n’est approvisionné que par un seul captage. Autrefois ce bac était couvert et servait aussi de lavoir.
Si l’on remonte le chemin partant de ce bac, on trouve sur sa droite, les ruines d’une ancienne ferme.
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Lavoir du Vivier - Lavoir de la grande rue (Clerc)
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Lavoir du Montoux (*) - Lavoir de Longeville
(*): abrite un Transformateur électrique

Lavoir bac de Chamoise

De gauche à droite :
1° Rang : Jacques RAMBERT – Claude SHOUVEY – Christian MERCIER
2° Rang : Alain DAVENEL – Denise MERCIER - Annie MERCIER – Marie Annick BERTRAND – Michel QUINQUET – Robert DANIEL – Claude GOURMAND
3° rang : Alain KAHOUL – Patrick MARTEL.
Les lavoirs étaient régulièrement vidés et nettoyés une ou deux fois par semaine. La personne préposée à cet entretien vidait complètement le lavoir de son eau, y descendait et frottait les pierres avec un balai à brosse dure pour en enlever la crasse, les détritus et la mousse. Cet entretien terminé, le lavoir mettait quelques heures pour se remplir suivant le débit de la source ou du ruisseau. Dans les petites communes, les lavoirs étaient municipaux. Peut-être que, dans les villes plus importantes, ils étaient privés et l'on devait acquitter un droit d'entrée au propriétaire. Il se peut que le maître de lavoir ait été le propriétaire ou la personne chargée de l'entretien ou les deux à la fois.
Personnes dont la profession est de laver, blanchir et repasser le linge.
~ Joyeux noël et heureuse année à tous nos lecteurs ~
Ce dimanche matin 5 février, il y a un peu d’angoisse dans le cœur des ‘’ Amis de la Tour ‘’.
C’est la première exposition de leur toute jeune association. Y aura t-il beaucoup de personnes intéressées et concernées ? Le contenu n’en est-il pas trop modeste ?
Dès dix heures quinze les doutes se dissipent ! Les gens ravis entrent à pleines portes. Les trois projections prévues ne suffisent pas. Il faut en rajouter une autre avec chaque fois une salle comble de Saints Martinois bien sûr, mais chose étonnante avec aussi beaucoup d’habitants des villages alentour.
Une salle attentive lors de la projection des cartes postales
C’est une journée chaleureuse et conviviale où les visiteurs (estimés à 300) se rencontrent autour des souvenirs, des racines … avec un réel plaisir.
On se retrouve soi-même, sa famille ou ses amis sur les vieilles et même très vieilles photos d’école (depuis 1905). Également sur les photos du foot, des pompiers, de la clique, de la cavalcade et autres associations.
Émus, on découvre les rues tranquilles d’un Saint Martin d’autrefois pleines de douceur de vivre sur les vieilles cartes postales.
Des documents, des parchemins en latin (les plus vieux datant de 1453) se livrent à nous. De même que les vieux plans de la commune, notamment le plan de la rue principale de 1822, le plan du hangar, de l’église, du monument aux morts, de la poste, du puits perdu de Chamoise.
Nous faisons plus ample connaissance avec les hommes célèbres de Saint Martin (Sébastien CASTELLION – Louis CHARDEYR) grâce aux panneaux bien complets résumant leur vie.
Tout au long de la journée, les ‘’ gâteaux de la Tour ‘’, spécialité créée pour l’occasion par notre boulanger remportent un franc succès.
Le lendemain, l’exposition sera prolongée pour les écoliers avec encore 2 projections concernant 4 classes.
Tout ce travail de fourmi effectué par ‘’ les Amis de la Tour ‘’ pour collecter, trier, classer, mettre en valeur tous ces documents a été largement récompensé par l’intérêt et le plaisir des visiteurs. Ils sont ainsi encouragés pour les belles choses qui restent à faire. Ils remercient toutes les personnes qui leur ont fait confiance en prêtant des documents ou du matériel . Merci aussi pour ceux qui ont eu un geste vers l’urne.
Association loi 1901 ayant pour but la recherche et la sauvegarde du patrimoine de Saint Martin du Fresne
Bulletin d'information sur l'histoire de Saint Martin
Nous avons eu le plaisir d’accueillir trois nouveaux membres : Marie-Annick BERTRAND, Paul BIRRA et Alain KAHOUL. Nous sommes toujours prêts à élargir le cercle des ‘’ Amis de la Tour ‘’ avec toutes les personnes intéressées par l’histoire et le patrimoine de Saint Martin.
Le 18 janvier 2006, l’association a été conviée à une conférence débat à Bourg en Bresse avec Pierre GIBERT : ‘’ L’aventure de l’exégèse biblique de CASTELLION à LAGRANGE. IL est curieux qu’à 3 siècles de distance et 40 km (St Martin et Bourg) nous ayons eu avec Sébastien CASTELLION et le père LAGRANGE deux excellents écrivains et en même temps deux grands exégètes.
(Exégète : quelqu’un qui se consacre à l’interprétation, la critique, l’approfondissement des textes, en particulier de la bible et du coran. C’est celui qui fait sortir le sens du texte !)
Ces deux hommes témoignent d’une grande passion pour la bible. Cette conférence a été motivée par la réédition cette année de la bible de Sébastien CASTELLION. (Réédition à laquelle a contribué Pierre GIBERT). Aujourd’hui il ne reste de par le monde qu’une vingtaine d’exemplaires originaux de cette bible.
Mais pourquoi cette réédition ? Tous ceux qui l’ont lue ont été ébahis par sa qualité d’écriture ! On lit par plaisir ces pages. Cette traduction a été faite dans l’exigence : souci de bien traduire la bible mais aussi de faire de belles lettres. Et Sébastien CASTELLION va plus loin « il faut traduire la bible pour les idiots » c’est à dire pour les ignorants, pour le peuple, pour le plus grand nombre. Il entreprend de le faire avec le langage de son Bugey natal, des expressions locales et une verve toute rabelaisienne. C’est un monument de la littérature française. Dans le cadre du patrimoine communal, la mairie a décidé l’acquisition d’un exemplaire. Vous pourrez donc venir le consulter là-bas.
Ce même jour, nous étions également invités à Genève pour une conférence avec le pasteur Schmitt, toujours sur cette fameuse bible de S. CASTELLION. Ne possédant pas le don d’ubiquité, nous avons choisi l’invitation reçue en premier !
Une ou deux semaines plus tard, à la télévision, c’est une émission du dimanche matin qui lui était consacrée.
Enfin, depuis le centre d’études cathares à Carcassonne, on s’intéresse à CASTELLION. Le site internet de Saint Martin a été contacté afin d’obtenir des photos du monument et notamment du médaillon pour la publication d’un portrait, dans un petit magazine d’histoire et d’informations culturelles sur le catharisme, les hérésies et les dissidences religieuses. Nous avons répondu à ce projet en envoyant 7 photos du monument.
Décidément notre illustre compatriote à le vent en poupe….