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Saint Martin du Fresne


Tunnel de la Chenelette

Saint Martin du Fresne se trouvait à la jonction de deux lignes : Cerdon-Nantua et Nantua-Brénod.

La ligne Saint Martin du Fresne-Brénod, après avoir coupé la RN 84 parvenait aux Grands Moulins, remontait la vallée du Borrey, desservait Condamine-la-Doye, le Balmay, Vieu d'Izenave, franchissait le flan sur un pont voûté de 4 mètres pour arriver à la gare d'Outriaz (assez éloignée du village), contournait le bourg de Lantenay par une large courbe ; puis une rampe régulière amenait le tramway à l'entrée du tunnel de la Chenalette où il marquait l'arrêt à la prise d'eau alimentée par une source.
On atteignait ensuite le point culminant de la ligne à la sortie du tunnel à 869 mètres.
Puis il redescendait alors vers Corcelles puis Brénod (après avoir parcouru 18 kilomètres).
Ensuite sur 10 kilomètres, il traversait le plateau, passant par Champdor, Lompnes pour arriver à Hauteville.

A l'heure où la Combe du Val est devenue un axe important de communication entre le plateau bugiste et la Plastics Vallée mais où les transports de service public sont suppléés par la voiture personnelle, souvenons nous de la ligne ferrée : Saint Martin du Fresne - Hauteville tant appréciée dans la première moitié du 20° siècle et qui comme beaucoup d'autres du département a contribué à la notoriété de la Régie des Transports de l'Ain.

En 1856 le premier chemin de fer est implanté dans le département de l'Ain. Vers 1920 après bien des tergiversations, presque toutes les lignes sont regroupées dans la Régie Départementale des Tramways de l'Ain qui adopte le sigle TA. L'ensemble de ces lignes atteindra 480 kilomètres entre
1920 et 1930.

En 1905, le Conseil Général décidait par 29 voix contre 7 la création de plusieurs lignes de tramways dont la section Nantua-Brénod qui sera inaugurée en avril 1912. Brénod était le terminus provisoire en attendant de poursuivre la voie jusqu'à la gare d'Hauteville ouverte en juillet 1913.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'électrifîcation de cette ligne interviendra en juillet 1931. Les tracteurs électriques assurant la traction de tout le train pour remplacer les locomotives à vapeur ou les automotrices portaient des noms évocateurs. Les premiers furent baptisés de noms hydrographiques comme l'Oignin",
l'Albarine"... et les deuxièmes de noms de sommets : "le Colombier", "l'Avocat", "le Reculet"...


Gare de Vieu d'Izenave


Parallèlement à cette voie, l'idée de relier Hauteville au chemin de fer de Lyon-Genève remontait déjà à la fin des années 1880 : ce projet sera concrétisé mais demeurera inachevé. Les travaux
ont commencé en 1909 (dont le perçage des tunnels) mais ont été arrêtés pendant la première guerre mondiale (des rails ont même été réquisitionnés) ils ont repris ensuite pour être finalement
abandonnés. Seul les randonneurs peuvent profiter de ce projet en empruntant le tracé (en partie seulement) du côté de Chaley.

Après une prospérité notoire, l'amputation du réseau des Tramways de l'Ain débuta en 1932 car peu à peu les autobus se sont substitués au rail surtout durant la guerre ; le tracé Saint Martin du Fresne-Hauteville néanmoins faisait exception. Il sera le dernier à être maintenu.
Cependant à partir de 1950, la disparition de certains transports des marchandises par wagons complets tels le charbon ou le bois en grumes pour le plateau, au profit de la route, va donner des résultats d'exploitation de la ligne déficitaires et le Conseil Général votera sa suppression et son remplacement par des autocars le 22 mai 1954.

Bien que la plupart des gares typiques aient disparu, ce tracé, d'antan peut faire l'objet d'une randonnée à pied ou à VTT.

Voir les photos dans l'Album du vieux St Martin.

"L'Echo Bugeysien" - Juillet 2002


Descriptif - Histoire - Démographie - Traditions & légendes - Tramways du Bugey

 

 

Saint Martin du Fresne
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