Retour accueil
Dernière info
 
CARNAVAL Mardi 2 mars Place du vivier à partir de 18h30
DON DU SANG Mercredi 31 mars (10h30 13h) salle des chateaux
 
  Mairie de St Martin du fresnes
Menu St Martin et sa région : Sébastien Castellion
St Martin et sa région : Historique et descriptif
Historique :
Les débuts - Les chateaux - Histoire - Rue de l'Ancienne Gare - Légendes - Savez-vous que ... ?

 

puceLes débuts

A la fin de l'âge de bronze fut érigée sur la colline du Monthoux une première agglomération de torchis et de paille, protégée des loups, ours et autres sangliers par une palissade de pieux et épines.

puce Les chateaux

Au XIII° siècle, le village est pourvu d'un appareil de défense important :
Le chateau des Terreaux, dont le seul vestige visible aujourd'hui est la tour, fut construit en 1248 par Etienne II de Thoire.
C'était une véritable forteresse.
Au pied de la tour (hauteur approximative 5 mètres, épaisseur des murs 1 mètre), ont été trouvés maintes fois des monnaies de Savoie, de France, des armes, des haches, des armures, voire même des ossements humains.

Dans le quartier de Chateau Bruno, sur l'emplacement de la Cure, se dressait le chateau du même nom.
Ce nom vient de Brunehaut, reine d'Austrasie, qui par ses dons, y aurait permis une fondation monastique.

Le Chateau des Islettes, au bord de l'Oignin, gardait les moulins.

La tour du Château des Terreaux
La tour du Château des Terreaux


>> haut de la page

puce Histoire

En 1948, un cimetière gallo-romain fut découvert "Sur le Chut".
L'étude du mobilier permet d'estimer que la nécropole a pu être utilisée depuis le IV° et le V° siècle après J.C. probablement jusqu'au milieu du VIe siècle.

Ce qui est certain, c'est que vers 760, les abbés de Nantua fondèrent à Saint-Martin un prieuré rural.
Le village, comme Nantua, fut dévasté par les Hongres. Le prieur demanda alors la protection des puissants Sires de Coligny qui défendaient le Revermont et le Bugey contre les envahisseurs. Ce droit de protection fut transmis plus tard aux Sires de Thoire et Villars.

En 1145, le pape Eugène III confirme l'abbaye de Nantua dans la possession de la paroisse de Saint-Martin.

En 1212, Bernard, évêque de Belley délimite le territoire de Saint-Martin d'avec celui de Port.
Au même moment, les habitants traitent directement avec les chartreux de Meyriat des dîmes que ceux-ci exigent sur les terres cultivées et défrichées.

Les sires de Thoire disputaient aux prieurs de Nantua la suzeraineté de ce lieu en invoquant leur droit de garde. Après une lutte violente, un traité de paix fut signé en 1248.
Boniface de Savoie, prieur de Nantua confia "la garde" de la paroisse (prieuré- village- châteaux-forts) à Etienne II de Thoire-Villars.

En 1251, Béatrice de Faucigny, veuve d'Etienne II récompense les habitants de Saint-Martin en leur concédant les Forêts noires et autres territoires car ce sont eux qui ont délivré son fils Humbert III capturé par les Nantuatiens. Elle les affranchit également de la mainmorte.

En 1303, l'Inquisiteur, frère de Guy de Coligny alors prieur de Nantua, en mission "croit" découvrir des hérétiques à Saint-Martin et voulut les incarcérer dans la prison du château, les habitants s'y opposèrent. Saint-Martin fut excommunié et condamné à une amende de 1000 livres.
On fit appel à l'Abbé de Cluny qui arbitra en faveur d'une paix sans représailles. Saint-Martin fit amende honorable et en décembre 1303 on put fêter Noël au son des cloches.

En 1330, les Comtes de Savoie en conflit avec Humbert V de Thoire-Villars s'emparent du village qui est repris quelques années plus tard et confié à Jean-de-Bonaz un des plus fidèles chevaliers du Sire de Thoire-Villars.

En 1355, à la suite d'un traité signé entre Jean de Nogent, prieur de Nantua et Humbert de Thoire-Villars, Saint-Martin est déclaré ville franche.
En 1356, la châtellenie de Saint-Martin est délimitée d'avec les châtellenies voisines.

En 1374, Humbert VI céda la moitié du village à André de Moyria pour 1000 florins d'or.
La maison de Maillat la posséda jusqu'en 1789.

Au seuil du XV° siècle la puissance savoyarde s'affirme :
- en 1402, Humbert VII de Thoire-Villars cède ses droits à Amédée de Savoie;
- celui-ci acquiert en 1414, ceux que prétendait détenir sur Saint-Martin, Philippe le Hardi, au nom duquel le seigneur de Vergy avait occupé le château en 1401.
Ainsi, Saint-Martin changea de suzerain tout en conservant ses 2 seigneurs directs- le prieur de Nantua et Perceval de Moyria, seigneur de Maillât à qui la moitié du village avait été inféodée.

Au cours du XVe siècle, les San-Martinois continuent leurs chicanes à propos des forêts et des pâtures avec le village de Chevillard, la Chartreuse de Meyriat, les officiers de Savoie. Une transaction intervint en 1450.

En 1536, Saint-Martin prête serment de fidélité à François 1er.

En 1639, une épidémie de peste décima le village qui en 1688 ne comptait plus que 200 habitants.

Lors de l'enquête Bouchu (1666-1670), la paroisse de Saint-Martin comprend les hameaux de Chevillard, Maillât et Port. Elle possède aussi 10 granges à vaches où l'"on retire le bétail en été".
Le fief avec le château ruiné et sa tour, appartient au marquis de Luilin de Coudre et au baron d'Achey pour moitié et au prieur de Nantua, Tanneguy de Massac pour l'autre moitié.
La paroisse compte 60 maisons au village, les habitants sont tous agriculteurs sauf trois ou quatre. Ils supportent de lourdes charges: tailles, redevances, servis, entretien des "ponts et des cinq planches", église, clocher... L'église sous le vocable de Saint-Martin possède 5 chapelles prébendées.

En 1694, un incendie ravage le village.

Comme dans toutes les communautés du Haut-Bugey, la population s'accroît au XVIIIe siècle : 139 feux en 1709, 914 à la veille de la révolution.
Le 16 mars 1789, Saint-Martin est représenté à l'assemblée préparatoire du Bugey à Belley par Anselme Tournery et F. Burdet. Les cahiers de doléances comportent 11 articles et la signature de 34 habitants.
Certaines familles existent encore au village: Goyffon, Rosset, Gourmand, Duport, Rambert, Tissot, Benoit, Simon, Bornaret, Burdet, Allombert, Thevenet, Tournery.
Le 14 juillet 1790, François Tournery lieutenant est parmi les députés de l'Ain envoyés à Paris pour la fête de la Fédération.
Le 23 janvier 1791, le curé Louis Levrat et le vicaire Jean-Claude Carron prêtent serment. François Burdet est maire.
Le 14 mars 1791, Saint-Martin reçoit 12 fusils du département. La municipalité dresse une liste de 133 hommes de 18 à 40 ans capables de porter les armes et de pouvoir marcher au besoin pour la défense du pays.

En pluviôse an II (février 1793), le maire écrit : "les citoyens n'ont jamais donné dans la superstition ni le fanatisme ; ils ont fait tout ce qui leur a été prescrit par les décrets et les arrêtés des représentants du peuple ; ils espèrent que la Convention maintiendra son décret qui prohibe toutes violences et mesures contraires à la liberté du culte".
Le 13 ventôse an II (mars 1793) on démolit le clocher. Pascal Foraz est maire.
En messidor an II (juillet 1793) Paul Rosset est président du Comité de surveillance.

La statistique de Bossi, préfet de l'Ain en 1808 signale une population de 1015 habitants.

En 1814, lors du passage des Autrichiens, les habitants de Maillât se réfugièrent à Chamoise. Les Autrichiens les y poursuivirent mais n'osèrent s'engager dans la forêt et mirent le feu à toutes les granges.

A la fin du XIXe siècle, Gaudet, premier syndic des États du Bugey, se fait l'apôtre de l'industrialisation des campagnes et préconise surtout l'extension des industries textiles.
Saint-Martin-du-Fresne est une paroisse grosse productrice de chanvre, elle le vend à l'état brut.
Vers 1900, Saint-Martin compte 750 habitants et couvre 1914 ha.

>> haut de la page

 

Rue de l'Ancienne Gare

St Martin du Fresne était autrefois un "noeud ferroviaire" assez important.
En effet, en 1913, des trains à vapeur assuraient le traffic entre Nantua et Ambérieu, Saint Martin, Brénod et Hauteville (Voir "Les Tramways du Bugey").

La voie passait par la rue de l'Ancienne Gare, puis par le chemin situé à l'entrée nord du village, juste avant la station Sandri.
La gare se situait dans la rue qui porte son nom, aux actuels transports Magdelaine.

 

Rue de l'Ancienne Gare


>> haut de la page

Légendes

La sorcière Bistie :

Une légende prétend que, marchande de chiffons à Nantua, elle joua maints mauvais tours à la bergère Sinette, celui entr'autres de faire sauter toutes ses chèvres dans un puits sans fond, le puits perdu situé à Chamoise.
Un jour d'orage, rencontrant Sinette à l'abri sous un sapin elle la menaça. La foudre, hélas, la frappa et la tua. Le sapin épargné fut respecté par les bûcherons mais abattu en 1861 sur ordre de l'inspecteur des forêts.

Quant au puits perdu, qui existe toujours, on dit que le grand brochet du lac s'y était réfugié et que les habitants de Chamoise lui jetaient en pâture leurs bêtes malades ou crevées (d'après Auguste Arène).


>> haut de la page

Savez-vous que ... ?

En 1953, au cours de terrassements dans le quartier de Longeville, on mit à jour un vase en terre contenant environ 2000 deniers d'argent des XIII° et XIV° siècles, de 48 variétés.

De provenance semble-t-il provençale, l'origine exacte de ce trésor n'a jamais été percée.

A l'heure où la Combe du Val est devenue un axe important de communication entre le plateau bugiste et la Plastics Vallée mais où les transports de service public sont suppléés par la voiture personnelle, souvenons nous de la ligne ferrée : Saint Martin du Fresne - Hauteville tant appréciée dans la première moitié du 20° siècle et qui comme beaucoup d'autres du département a contribué à la notoriété de la Régie des Transports de l'Ain.

 


Gare de Vieu d'Izenave

En 1856 le premier chemin de fer est implanté dans le département de l'Ain. Vers 1920 après bien des tergiversations, presque toutes les lignes sont regroupées dans la Régie Départementale des Tramways de l'Ain qui adopte le sigle TA. L'ensemble de ces lignes atteindra 480 kilomètres entre
1920 et 1930.

En 1905, le Conseil Général décidait par 29 voix contre 7 la création de plusieurs lignes de tramways dont la section Nantua-Brénod qui sera inaugurée en avril 1912. Brénod était le terminus provisoire en attendant de poursuivre la voie jusqu'à la gare d'Hauteville ouverte en juillet 1913.

L'électrifîcation de cette ligne interviendra en juillet 1931. Les tracteurs électriques assurant la traction de tout le train pour remplacer les locomotives à vapeur ou les automotrices portaient des noms évocateurs. Les premiers furent baptisés de noms hydrographiques comme l'Oignin",
l'Albarine"... et les deuxièmes de noms de sommets : "le Colombier", "l'Avocat", "le Reculet"...

Parallèlement à cette voie, l'idée de relier Hauteville au chemin de fer de Lyon-Genève remontait déjà à la fin des années 1880 : ce projet sera concrétisé mais demeurera inachevé. Les travaux
ont commencé en 1909 (dont le perçage des tunnels) mais ont été arrêtés pendant la première guerre mondiale (des rails ont même été réquisitionnés) ils ont repris ensuite pour être finalement
abandonnés. Seul les randonneurs peuvent profiter de ce projet en empruntant le tracé (en partie seulement) du côté de Chaley.

Après une prospérité notoire, l'amputation du réseau des Tramways de l'Ain débuta en 1932 car peu à peu les autobus se sont substitués au rail surtout durant la guerre ; le tracé Saint Martin du Fresne-Hauteville néanmoins faisait exception. Il sera le dernier à être maintenu.
Cependant à partir de 1950, la disparition de certains transports des marchandises par wagons complets tels le charbon ou le bois en grumes pour le plateau, au profit de la route, va donner des résultats d'exploitation de la ligne déficitaires et le Conseil Général votera sa suppression et son remplacement par des autocars le 22 mai 1954.

Bien que la plupart des gares typiques aient disparu, ce tracé, d'antan peut faire l'objet d'une randonnée à pied ou à VTT.

>> haut de la page

St Martin du fresnes
   
Mairie de Saint Martin du Fresne :
37 Grande rue 01430 St MARTIN DU FRESNE - tél. : 04 74 75 70 79 - fax : 04 74 75 64 20
Office de Tourisme du Haut Bugey
www.nantua-tourisme.com
Office Tourisme
Diaporama à thèmes Historique et descriptif La Tour Ballades et randonnées
La Conseil municipal Les Commerces et Artisans La Bourse aux Passions Le Pack Nouvel Arrivant Toutes les infos utiles et pratiques Les Associations Demande d'inscription Contactez-nous Plan d'accès Mairie de Saint Martin du Fresne - - accueil - plan du site - contact